Nouveautés 2019 – France Télécom "Les blessures humaines ont été nombreuses"

By | 22 mai 2019

Commentaires glaçants. Au début de la troisième semaine du procès de France Télécom, le témoignage de l'avocat de Monique Fraysse-Guiglin brossait un tableau apocalyptique de la nouvelle souffrance de la société, supprimant 22 000 emplois de 2006 à 2009. Le médecin revient dans le temps à travers le récit qui s'étend du tribunal pénal de Paris. En 1994, il s'est rendu chez l'opérateur de Grenoble (Isère), qui a vu "un être inhumain qui n'aurait jamais pensé à France Télécom". Depuis 2007, la machine est en concurrence. Alors que «la réorganisation des services, l'étiquetage, la mobilité forcée» augmentent, le médecin note que nous faisons de notre mieux pour déstabiliser nos employés. Au milieu de l'année, se développent "les syndromes anxiolytique-dépressifs, les troubles du sommeil, les addictions, … les syndromes anxiolytique-dépressifs, les consultations spontanées.

Visages traumatisés par des examens forcés

Les prénoms des personnes en conflit avec le plan apparaissent, essentiels pour la statistique des chiffres sur lesquels les anciens dirigeants et les prévenus préfèrent se mettre en refuge. Monique Fraysse-Guiglini se souvient des visages paralysés dans son bureau, traumatisés par des examens forcés. Daniel a annoncé que sa position avait changé au téléphone. Abasourdi, il ne se souvient pas comment il est rentré à la maison. Un autre employé s'égare devant son manager pour s'étouffer. "Cela vous donne une idée de la brutalité des annonces. (…) Les dirigeants étaient obsédés par le maintien des objectifs. Je l'utilisais aussi souvent que j'aurais pu économiser si je disais les employés. Il écrit à Georges, un agent souffrant de la maladie de Charcot (une pathologie neurodégénérative mortelle), pour l'empêcher de se transmettre. "Votre patron était en colère, il a tout fait pour le découvrir." "

En 2007, la direction a créé les cellules pour réduire l’inconfort. Monique Fraysse-Guiglini refuse de prendre part à ce qui est "une attaque délibérée contre l'éthique médicale". Au cours de cette période, France Télécom continue de tomber dans la crise. Entre 2008 et 2009, les consultations externes ont augmenté de 218 à 317. En 2010, à la demande de l'employé, la proportion de la médecine du travail était de 19%. "Très haut", dit-il. La même année, son collègue, le Dr Morel, démissionne enfin et condamne "l'adaptation au travail forcé".

Monique Fraysse-Guiglini et ses collègues appellent à plusieurs reprises Olivier Barberot, ancien directeur des ressources humaines, mais "ne prend aucune mesure". Un cadre ose répondre au médecin: "Mais le médecin, vous les écoutez trop. "" Vous apprendrez les cas de suicide des syndicats et de la presse, pas votre hiérarchie. "

Le processus de la parole brutale

Ces drames humains contrastent fortement avec bon nombre des accusations formulées par l'accusé, qui réduisent le personnel. Lundi, Didier Lombard, l'ancien PDG, n'avait toujours pas pris part à l'une de ses expulsions catastrophiques annoncée le 20 octobre 2006 à la Upper Leaders 'Association (Acsed). Celui qui a promis de faire les 22 000 départs de la "fenêtre ou de la porte" comme si pendant un moment ne connaissait pas cette expression, provoquant un rire contrarié dans la pièce. "Je me suis dit:" Ce n'est pas moi qui ai dit que ce n'était pas possible. "(…) C'est une phrase stupide, je suis désolé si cela a des conséquences négatives", commence-t-il avec un euphémisme embarrassant. Me Jean-Paul Teissonnière, avocat des parties civiles, revient sur le processus de brutalisation du discours, empêchant le discours susceptible d'empêcher les dirigeants. "Si tel est le cas, je suis désolé des effets secondaires que nous venons de décrire", déclare Didier Lombard, qui rejette les faits.

Cécile Rousseau


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