Promotion – Lemaître, Pennac, Reza… nos 8 coups de cœur pour la rentrée

By | 12 janvier 2020

Pierre Lemaître fait ses adieux à "Children of Disaster", Daniel Pennac rêve de nous, Nina Bouraoui nous tient en otage … Parmi les 329 nouveaux romans français parus dans ce retour littéraire de janvier, nous en avons choisi huit dont les auteurs nous ont frappé le cœur.

Pierre Lemaître "Le miroir de notre douleur"

/ Samuel Kirszenbaum; Éditions Albin Michel
/ Samuel Kirszenbaum; Éditions Albin Michel

Et voici le plus beau titre pour le retour de l'hiver: c'est "Le feu de notre chagrin", qui clôt la trilogie romantique "Children of Disaster". Tout a commencé avec "Au revoir là-haut" en 2013, a été présenté à l'écran par le Prix Goncourt sur Albert Dupontel, couvre la période entre les deux guerres mondiales, et s'est poursuivi en 2018 avec "Couleurs de l & # 39; developmentie". . , dont l'adaptation cinématographique de Clovis Cornillac commence en septembre.

Nous le trouvons comme des flux entrelacés, des enfants narratifs qui grandissent, commencent leur série et luttent avec leur destin. Louise Belmont, qui avait onze ans lors du premier versement, a presque vingt ans de plus. En voyage, ce mot, comme l'émigration, est l'axe de ce nouveau vol romantique qui nous emmène de tout le pays à la rencontre de tout un personnage qui a été jeté dans une boule de fous comme des vérités, une sorte de danse du diable où les marionnettes et les cordes rétrécissent. Encore une fois, il a le vertige et nous dit que Pierre Lemaître est notre Dumas moderne, notre miroir éblouissant.

"Miroir de nos douleurs", Pierre Lemaître, Éditions Albin-Michel, 537 pages, 22,90 €

"La loi du rêveur", par Daniel Pennac

/ LP / Olivier Corsan; Éditions Gallimard
/ LP / Olivier Corsan; Éditions Gallimard

Saint Pennac! Quels coquins! Quel alchimiste! Lire "La loi du rêveur", qui infiltrera à coup sûr votre enfance – toutes les raisons de croire qu'elle s'appelle "la loi du rêveur" et non la "loi du menteur" – c'est comme notre adolescence: elle fonctionne en mixant. Rêve et vérité. Certains chapitres nous plongent dans une atmosphère onirique, ce qui semble assez tangible. Quel tour mental!

Et dans un come-back qui, sans surprise, n'appartient pas à la comédie, en voici une humaine, touchante, intelligente qui consiste à traîner le cinéaste Federico Fellini, auteur de "The Book of My Dreams". En 1993, à l'âge de 73 ans, il perd l'un des plus grands poètes du cinéma, mentionnant tous ses rêves et n'ayant qu'un viatique, comme Pennac, que "le rêve est de vivre". L'amitié, les joies d'une famille heureuse, les sens des beaux souvenirs et les rêves forment le corps de ce merveilleux roman qui figurera en bonne place sur l'étagère des livres à compter.

"La loi du rêveur", de Daniel Pennac, Gallimard Editions, 166 pages, 17 euros

Anne-Marie la Beauté par Yasmina Reza

/ Pascal Victor / ArtComArt; Éditions Flammarion
/ Pascal Victor / ArtComArt; Éditions Flammarion

C'est l'histoire d'une actrice qui la joue toujours, malgré son âge et sa mémoire naissante. Parlons-en. Vous parlez à la partenaire madame appelle, surtout vers la fin, mademoiselle ou monsieur. Son nom est Anne-Marie Mille. Et parce qu'elle était jolie, elle a dit qu'elle était jolie, et elle a été nommée Anne-Marie la Beauté.

Sauf qu'Anne-Marie a continué d'impressionner sa rivale, Giselle Fayolle, qui lui a toujours volé la vedette. Giselle, également connue sous le nom de Gigi, venait de casser son tube. Beaucoup de gens viennent aux funérailles pour montrer leurs bobines. Anne-Marie utilise ses souvenirs pour garder les lampes illuminées du passé responsables d'étincelles le plus longtemps possible.

André Marcon compte jouer "Anne-Marie la Beauté" le 5 mars au Théâtre de la Colline. C'est encore mieux de savoir que la voix de cette femme sera transmise par un homme. L'art entier de Yasmina Reza réitère notre immersion dans le fond des conditions de vie. Réservez la Réza de toute urgence.

Anne-Marie la Beauté, Yasmina Reza, Éditions Flammarion, 87 pages, 12 Euros

Nina Bouraoui "Otages"

/ Patrice Normand; Éditions JC Lattès
/ Patrice Normand; Éditions JC Lattès

Son nom est Sylvie Meyer, cinquante-trois ans, mère de deux enfants et travaillant pour Cagex, une entreprise de caoutchouc. Il contrôle le bon fonctionnement des équipements et la sérénité des ouvriers, abeilles. Son mari l'a quittée un an plus tôt, sans vivre ensemble pendant 25 ans. Départ en douceur. Un seul "je m'en vais".

Sylvie a intégré l'actualité avec l'actualité d'aujourd'hui: la courbe du chômage, le réchauffement climatique, la hausse des prix. Au moment où le livre commence, il n'est plus confronté à lui, ni même prêt à le comprendre. Mais la crise est là. L'usine ne fonctionne plus comme avant. Un dégraissage est nécessaire. Le patron paternaliste et manipulateur confie aux troupeaux une mission stratégique: identifier en priorité les salariés les moins efficaces à licencier. Un soir, Sylvie décide de se mettre en grève. Dans sa vie et dans nos têtes.

Nina Bouraoui ("Mes mauvaises pensées", "Tous les gens veulent savoir" …) est l'un des livres les plus puissants de la phase absolue de la société. Les trois quarts du voyage à travers un traumatisme chez les adolescents amènent le roman dans une nouvelle dimension. Avec cette écriture discrète et fluide, marque de fabrique de l'auteur, cette lecture nous prend en otage.

"Les otages" Nina Bouraoui, JCLattès Editions, 151 pages, 18 €

Blandine de Caunes "La mère décédée"

/ Astrid di Crollalanza; Dépenses de stock
/ Astrid di Crollalanza; Dépenses de stock

La douleur du marbre et la douleur. Une douleur qui ne cherche pas à nous évacuer vers nos maîtres confortables, à profiter de notre tendresse, de nos misérables relations, et encore moins de notre compassion, que nous savons ce qu'ils apprécient dans la littérature.

Blandine de Caunes ne regarde pas qu'il souffre par lui-même quand il reçoit quelque chose, et nous lui pardonnons d'avoir raconté un drame ricochet. Au début, sa mère bien-aimée et admirée, l'écrivain Benoîte Groult, s'est lentement dégradée jusqu'à sa disparition. Deuxièmement, le 1er avril 2016, la mort accidentelle de sa fille Violette, qui avait 36 ​​ans.

Dans ce livre, il y a des parties de mendicité sur les mères intermédiaires, les intermédiaires, surtout lorsque Blandine de Caunes revient sur le portrait de sa femme, Monet, décédée à Camille, décédée à l'âge de 32 ans. son visage enveloppé dans un voile de mariage. Mais il y a la force de tout l'amour de la famille et des proches qui les soutient activement. À tel point que ce mince livre noir se termine à la lumière de nouveaux commencements.

"La mère morte", de Blandine de Caunes, set, 295 pages, 20 €

Jean Echenoz "La vie de Gérard Fulmard"

/ R Allard; Éditions de minuit
/ R Allard; Éditions de minuit

Le Baguenauder existant qui se fait appeler Gérard Fulmard ne mentionne pas honnêtement l'existence à Colorama. Sauf si un peu de destin aide les étincelles. Et le destin ici n'est autre que Jean Echenoz, qui a déjà reçu les prix Médicis et Goncourt, et qui écrit avec l'encre la plus sympathique: l'encre du championnat.

Mais qui est Gérard Fulmard? Un anti-héros, un échec silencieux, un ancien policier qui a atterri pour de bonnes raisons. Il est tombé du ciel sur le sol de la vache, devenant un détective. Ici, il a été recruté dans un petit parti politique dont le travail était de protéger le patron, n'a jamais accompli la tâche, mais avec une sensibilité touchante.

La piste de ce merveilleux vin est directement reliée à la rue Erlanger dans le 16ème arrondissement de Paris, d'où le chanteur Mike Brant l'a déposé depuis le balcon. Nous pouvons voir très clairement où tout cela mène: dans cette grande égratignure dans les rôles de soutien, dont chacun connaît l'heure de gloire. Echenoz est l'un de nos plus grands écrivains. Les Editions de Minuit sont ensoleillées.

"La vie de Gérard Fulmard" par Jean Echenoz, Ed. Minuit, 236 pages, 18,50 €

Debré Constance "Get Me"

/ Normand / Leextra via Leemage; Éditions Flammarion
/ Normand / Leextra via Leemage; Éditions Flammarion

Il y a des vies rock 'n' roll. Le rodéo vit là où il tremble et où la seule solution est de rester droit dans son désir de justice et de liberté. Bref, résistez aux coups. Le deuxième livre de Debré, qui est entré dans la littérature il y a deux ans en cassant la porte avec Play Playy, indique en couverture qu'il s'agit d'un roman. Il est vrai qu'il n'y a souvent pas d'espace entre le papier à cigarette et la réalité entre fiction et fiction.

La narratrice, mère d'un petit garçon dont le père l'avait quitté pour vivre avec l'homosexualité, a créé un cratère sous la dynastie, contre la famille de Debré, un peu éduquée sur une telle imagination. Constance a été punie. Son fils est privé de détention.

Face à des moyens légaux, la jeune femme n'abandonne pas, vit toujours alors qu'elle a décidé de s'allonger sur le bord de 9m2 sans «argent» ça et là. "Le monde devient un corps sans gras." Il pleure comme un petit animal sauvage et ne perd jamais son courage. Cette histoire de rébellion et d'accomplissement est rare.

"Soyez doux", par Constance Debré, éd. Flammarion, 192 pages, 18 €

"Papa", Régis Jauffret

/ Astrid di Crollalanza; Editions Le Seuil
/ Astrid di Crollalanza; Editions Le Seuil

Pour de mauvaises raisons, vous ne devenez pas écrivain. Auteur de "Asile de fous", Prix Fémina 2005, ou de deux volumes de "Microfictions", dont la deuxième partie a été couronnée en 2018 par le Goncourt de la nouvelle, découverte au hasard en octobre de la même année.

"Je vois", résume-t-il au dos papa, dans le documentaire de la police de Vichy, Papa (Note de l'éditeur: Alfred Jauffret) entre deux Gestapists, j'ai été menotté de l'immeuble marseillais où j'ai passé toute mon enfance. Elle le veut d'autant plus, qu'Alfred n'a jamais mentionné cet épisode. Et Régis conclut: "

Alfred n'a pas brillé par sa présence ou son attention à son fils unique. Il est vrai qu'il était sourd et cela n'aide pas à l'échange. Avec la «dentelle» de ce papa soudainement perdue dans des aventures extraordinaires, Jauffret recule dans une relation biaisée, mais on transforme malgré tout le vrai roman de la famille.

« Papa » par Régis Jauffret, éd. Le seuil est de 204 pages, 19 €


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